Étape 4
D’une fièvre inébranlable, vous vous lancez dans une course effrénée au meurtre. Après avoir achevé Matteo Groggy d’un coup sec, vous vous attaquez à Nova Khan, aperçue quelques instant auparavant, planquée derrière un arbre, sûrement en train de prendre ou d’essayer de refourguer sa came à des sauterelles multicolores. Vous n’avez pas spécialement envie de tuer Nova mais vous gardez en tête qu’il n’en restera qu’un à la fin et, de la manière la plus traître qui soit, c’est à dire de dos, vous mettez fin à la vie de Madame Kahn en allumant une mèche de ses cheveux bleu-rose électrique. En quelques secondes seulement, la jolie nymphomane de l’espace se transforme en un petit paquet de poussière sur lequel vous soufflez un grand coup : BON VENT !  
 
Quelle est cette folie qui vous traverse soudainement les veines et vous tape jusque dans les tripes ? Vous n’auriez jamais couru au meurtre avant cela, et est-ce que, seulement ça en valait la peine ?  
 
Ne pas se poser trop de questions.  
 
Votre pied écrabouille un petit bout de papier qui retient votre attention seulement parce que vous avez cru qu’il s’agissait d’un chewing gum. Un bout de papier froissé qui semble avoir traversé les siècles où il est écrit très vulgairement à la main « ON NOUS MENT ». Message subliminal ? Encore une autre prédiction ? Piège ? Comme le Petit Poucet, votre chemin est maintenant tracé par ce même genre de petits bouts de papier que vous trouvez tous les quatre pas jusqu’à arriver au pied d’une stèle avec une inscription grecque gravée en haut, en plein milieu. Bien évidemment, vous ne parvenez pas à déchiffrer la sainte parole et regrettez de ne pas avoir suivi un peu plus vos cours de langues anciennes au collège/lycée. Alors, vous vous asseyez les jambes en tailleur et attendez que quelque chose se passe… Vous analysez attentivement les écrits de chaque morceau de papier ramassé : « n’en déplaise l’infini », « ARRACHER l’extérieur » , « je n’y aurais pas cru un seul instant », « la flamme », « à des années lumière », vous vous arrêtez : putain Ni Oui Ninon c’est peut-être le moment de te pointer là ? J’comprends plus rien… Je suis censée foutre quoi moi, maintenant, ici, toute seule, devant cette pierre, avec ces petits bouts de papier ? IL EST OÙ CE PUTAIN DE GÉNÉRATEUR D’OEUVRE D’ART QUI DEVAIT ÊTRE À MOI UNE FOIS QUE JE… 
 
J’avais dit ne pas trop se poser de question ! Vous n’avez pas le temps de remarquer qu’un autre aventurier respirait encore à vos côtés et, lorsque vous posez les yeux sur lui, sans trop comprendre ni pourquoi, ni comment, vous vous évanouissez.

ELIPSE TEMPORELLE

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